Né le 27 septembre 1938 à Paris, Jean-Loup Dabadie est le fils de Marcel Dabadie, parolier des Frères Jacques et de Maurice Chevalier.
A l'âge de 19 ans, Jean-Loup Dabadie publie son premier roman "Les yeux secs", suivi l'année d'après par "Les Dieux du foyer". Il étudie le journalisme et collabore à la la revue "Tel Quel" avec Philippe Solers et Jean-Hedern Hallier.
En 1963, pendant son service militaire, Dabadie écrit deux sketches, "Bonne Fête Paulette" et "Le Boxeur", qu'il envoie à Guy Bedos. Celui-ci les intègre directement à son répertoire.
De retour dans la vie civile, Dabadie il écrit des scénarios et des dialogues pour les plus grands réalisateurs.
On lui doit notamment "Les choses de la vie" ou "César et Rosalie", de Claude Sautet, "Un éléphant, ça trompe énormément", d'Yves Robert, ou "La Gifle", de Claude Pinoteau.
Il écrit aussi pour le théâtre, mais s'intéresse aussi à la chanson. En 1967, il signe un premier texte "Le petit garçon", interprété par Serge Reggiani. A partir de 1969, il devient le parolier de Michel Polnareff avec lequel il enchaîne des succès comme "Tous les bateaux, tous les oiseaux", "On ira tous au Paradis" ou encore "Lettre à France".
Il écrit ensuite pour Mireille Mathieu, Claude François, Marcel Amont, Barbara, Dutronc, Julien Clerc, Sardou,Johnny, Patrick Juvet...et même Jean Gabin, avec son célèbre "Maintenant, je sais", que me passais sans cesse mon papa sur son pick up...
Jean-Loup Dabadie a aussi écrit de nombreux sketches pour Bedos bien sûr, mais aussi pour Michel Leeb, Pierre Palmade, Muriel Robin et Jacques Villeret (ah non, désolé, pas pour Marc Herman...).
Le 10 avril 2008, Jean-Loup Dabadie a été élu à l'Académie Française, où je lui ai adressé ma demande d'autographe. Petite - grosse - déception, car en guise de réponse, le tout jeune académicien m'a envoyé cette charmante citation d'Oscar Wilde. Malheureusement, le texte et la signature sont imprimés et donc, me voilà contraint d'insister auprès de Jean-Loup pour qu'il daigne m'envoyer un autographe original.
Je n'avais pas vu de suite que c'était une reproduction. Ma déception est d'autant plus grande.
Allez, Monsieur l'Académicien, même si je n'écris pas toujours sans fautes, vous m'accorderez bien un petit autographe (autographe = écrit de la main au dictionnaire !!!). Cher Oscar Wilde, pour moi aussi l'angoisse est insupportable, celle de savoir si Dabadie va me répondre personnellement.
Merci d'avance, et mes amitiés aux "Immortels" de la Coupole.